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Avocat, homme de lettre et professeur, François Andrieux naît à Strasbourg le 6 mai 1759. Il fait de brillantes études à Paris et montre de grandes capacités d’éloquence tout au long de sa vie.
Sans ressources à la mort de son père, il occupera différents postes (secrétaire, bibliothécaire) avant d’enseigner à l’école Polytechnique et au Collège de France.
De son œuvre nous retiendrons une comédie de 1787, Les étourdis, et ses qualités de professeur et de commentateur littéraire.
Il entre à l’Académie française en 1803 (où il s’opposera aux romantiques) et sera décoré de la Légion d’Honneur. Il décède à Paris en 1833.
Son portrait provient du deuxième volume des Portraits des personnages remarquables dans tous les genres, dessinés et gravés par J. M. N. Fremy..

Le titre de son poème, composé en  1818, Dixain fait aux Catacombes laisse supposer qu’il le composa lors d’une visite des Catacombes de Paris. A la différence des deux poèmes précédemment présentées, celui-ci, plein d’ironie se réfère à la poésie satirique (ce qui ne surprend pas lorsque l’on précise qu’Andrieux était anti-clérical).
Un dixain (ou dizain) est un poème de dix vers, genre particulièrement utilisé pendant la Renaissance puis délaissé pendant trois siècles avant de revenir sur le devant de la scène au XIXe.

Dixain fait aux Catacombes

De ces demeures redoutables,
Les froids et mornes habitans
Sont devenus fort bonnes gens,
Point ennemis de leurs semblables,
Point serviles, point arrogans,
Point envieux, point irritables
Point menteurs et point médisans,
Et points bavards insupportables !…
Ma foi, quand je songe aux vivans,
Je trouve les morts bien aimables.

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